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Pédaler autour du monde : les Landes nous sortent le grand jeu !

  • il y a 2 jours
  • 4 min de lecture

Jour 8 et 9 : La Teste de Buche => Parentis en Born : 56 kilomètres,

puis Parentis => Uza : 60 kilomètres 







C’est un véritable tour du monde que nous a proposé la Vélodyssée en ce 8e et 9e jour de voyage.

La journée a très bien commencé, avec la Californie venue à nous ! 

Flora, Alan et Jules, nos copains franco-américains de San Francisco, en vacances pour un mois dans le Sud-Ouest, sont passés nous voir à l’hôtel pour prendre le petit déjeuner tous ensemble, un vrai bonheur !

C’est ainsi que Flora nous a tenu en haleine avec l’histoire incroyable de la lentille de Fresnel dans le phare du Cap Ferret.



Puis nous sommes partis pour notre nouvelle journée de route en vélo.

Les dénivelés jusqu’à la dune du Pyla réveillent rapidement (un peu trop ?) nos cuisses et nos mollets, la chaleur est déjà bien présente, mais la vue qui s’offre à nous est inédite : cette immense dune face à nous, quelle motivation ! On continue de la longer sur plusieurs kilomètres, la Vélodyssée poursuit ses ondulations, et je nous revois dans le désert du Namib…



On passe devant une star nationale du cinéma,  « le Camping des Flots Bleus » ! La pause photo s’impose !



La route est superbe et nous fait plonger dans l’océan qui apparait alors à la fin de la dune, on se croirait sur les routes de Huahine en Polynésie.



On laisse la départementale derrière nous pour pénétrer sur les bords de plage, vers la plage du Petit Nice, et ce sont des étendues sauvages qui s’ouvrent devant nous, dans une paix absolue, avec la plage en arrière-plan. Je revis clairement les paysages côtiers du Sud Ouest de l’Australie, en imaginant que les hauts pins qui s’élèvent vers le ciel seraient des eucalyptus géants !



Notre objectif de mi-journée est motivant : le lac de BIscarosse et son Aquapark géant, promis aux enfants depuis le début du voyage, une belle carotte alors que nous avons atteint la moitié du parcours. Mais les dénivelés sont méchants, la chaleur continue de monter, c’est vraiment difficile! On sait que la fraîcheur de l’eau nous appelle et on redouble de hargne pour y parvenir.


On passe un super long moment sur le lac : le personnel d’accueil est adorable, on nous stocke toutes nos sacoches de vélo qui ne rentrent pas dans les casiers, et on est contents d’être arrivés vers 13 heures car la queue pour acheter ses tickets est très raisonnable, contrairement à ce qu’on verra arriver vers 15h30 à notre sortie !


Les structures flottantes sont géniales, gilet de sauvetage obligatoire et nombreux surveillants de baignade permettent d’évoluer en toute sécurité, on s’amuse bien : parcours à obstacle, toboggans, tyrolienne, sauts, on travaille sa proprioception et ça donne un coup de boost vraiment rajeunissant, voilà une activité qu’on recommande à 200%. J’ai vécu mon rêve de gosse qui bavait d’envie devant les jeux d’Intervilles ! 

Les enfants nous réclament déjà d’y retourner avec des copains !



On s’offre un pique-nique de milieu d’après-midi sur la plage, et il est temps de repartir, il nous reste encore une trentaine de kilomètres !

On longe alors les bords du lac, et je suis épatée par la beauté des lieux sous le ciel bleu : on dirait tantôt les abords de Grande Anse à la Réunion, avec ses dizaines de troncs de cocotiers (pins!) qui s’élèvent vers le ciel, tantôt le lagon de Poé en Nouvelle-Calédonie avec ses eaux translucides et ses fonds doux qui s’avancent loin à l’horizon.



La route continue dans la fin d’après-midi, c’est doux, on traverse à nouveau des paysages de cendres avant d’arriver sur Parentis, on fait quelques courses puis on s’enfonce dans la forêt landaise pour gagner notre location de ce soir, une petite maisonnette dans les sapins, un bonheur de profiter du calme et du repas dans la fraîcheur du jardin ! Cinquante-six kilomètres pour cette 8e journée en vélo, on commence à bien cumuler les distances…




Le lendemain, rendez-vous est donné à Mimizan à mes parents qui nous rejoignent pour terminer l’aventure sur les derniers jours jusqu’au Pays Basque.

Le GPS nous perd sur les premiers kilomètres en nous emmenant sur des pistes de sable impraticables, on enrage!

Il nous faut donc reprendre la départementale, on roule le plus vite possible car le ciel est menaçant, et ça y est, un petit grain nous tombe dessus, nos premières gouttes depuis notre départ il y a 9 jours !


On savoure cette architecture landaise dans les villages, et je m’amuse des petites blagues qu’on trouve sur le bitume …



On retrouve donc Papé et Mariette qui se sont réfugiés de la pluie sous le parasol d’une table de brasserie à Mimizan et le soleil réapparait !

Le repas est réconfortant, on a donc rechargé les batteries pour repartir tous ensemble.

Mes parents sont en vélo électrique mais réussissent à suivre notre allure, pas si évident car ils pourraient aller beaucoup plus vite !


On rattrape la Vélodyssée et on continue de profiter du long ruban goudronné bordé par les pins, l’odeur des aiguilles après la pluie est tellement envoûtante !



On arrive sur Contis-Plage, avec son joli phare en noir et blanc à l’horizon et on y retrouve ma tante et mon oncle avec mes cousins, venus tous passer des vacances dans le secteur : voilà un autre avantage de la Vélodyssée, c’est la garantie d’y retrouver des connaissances, il y a toujours quelqu’un en vacances sur l’Atlantique !


Contis a des airs de petite station californienne, avec sa rue principale colorée qui mène à la plage. Voilà donc Los Angeles qui surgit dans ma mémoire !! Très animée, on y mange des glaces succulentes, on fait la connaissance de la petite dernière chez nos cousins, tout droit arrivée de Londres où ils vivent : 5 mois et Zoé craque complètement…



On serait bien restés encore de longues heures ici, mais il nous reste une quinzaine de kilomètres pour gagner Uza, notre étape du soir. Soixante kilomètres tout ronds.

Oui, les Landes nous ont fait voyager à travers le monde !! Et ça n’est pas fini !



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