Respirer l'Aubrac, entre paysages sublimes dans le froid et bains chauds de la Lozère
- 9 mars
- 4 min de lecture





Pour notre deuxième journée complète sur l’Aubrac, nous voilà contraints à nous lever tôt pour emmener Basile à Rodez (ayez des étudiants!!).
Qu’à cela ne tienne, nous nous arrêtons au retour sur une célébrité de l’Averyon, « le Trou » de Bozouls. Il s’agit d’une curiosité géologique, un petit canyon où résistent encore quelques habitations accrochées au bord de ses falaises.
Nous avons quitté la brume des altitudes de l’Aubrac pour gagner un ciel ensoleillé dans cette partie de l’Aveyron, c’est très agréable.
On y découvre également la librairie-épicerie fine du Trou, un vrai coup de coeur! Son crédo ?? « The place trou be », tellement bien trouvé! On repart avec des livres, des petits cadeaux, du fromage, des limonades lozériennes et le sourire des Aveyronnais dans le coeur…
On se dit qu’on va continuer notre exploration par un petit détour vers Laguiole, la capitale française (mondiale ??) du couteau! La célèbre abeille est née ici, les tarifs sont parfois indécents, mais c’est un artisanat d’une grande finesse, il faut le reconnaitre. A défaut de couteaux, nous repartons avec des gourmandises trouvées chez un pâtissier exquis, de quoi réchauffer les coeurs une fois revenus dans nos contrées sauvages de l’Aubrac!
Sur la route du retour, les plateaux d'altitude défilent à nouveau, on retrouve la brume et de ci-de là des étendues neigeuses sur les hauteurs. Aujourd'hui se tient un événement majeur en Aubrac, "les Traces" : c'est une randonnée à travers les prairies, de buron en buron, qui accueillent les marcheurs pour déguster de l'aligot, des fromages d'Aubrac, de la fouasse, du vin chaud et de la liqueur de gentiane, la plante-star du coin! On croise ainsi de nombreux marcheurs dans cette météo capricieuse, mais tous ont le sourire et le courage de l'effort, car ils savent ce qui les attend à chaque étape!
On se promet de revenir l'année prochaine pour relever le défi, il semble même que certaines années la progression doit se faire en raquettes! Autant de raison d'attiser notre curiosité!
Avant de regagner notre buron, on fait un dernier stop dans la petite boutique de souvenirs de Nasbinals, à dix minutes du Cap Combattut, où j’achète du whisky de l’Aubrac pour mon papa amateur… Si c’est pas un autre signe que l’Aubrac et l’Ecosse sont faits pour s’entendre, ça !!
L’après-midi s’écoule entre bon repas et sieste au buron, quel plaisir de jouir d’un tel confort dans un environnement si rude!

Pour la fin de journée, on décide de reprendre la route en direction des thermes de Chaudes Aigues, qui acceptent les enfants de 6 à 15 ans le mercredi et le samedi (bon plan!).
A une quarantaine de minutes du buron, elles sont plus populaire et plus accessibles que la Chaldette (deux fois moins cher!): l’endroit est très chouette aussi même si l’environnement extérieur n’a pas le charme de son prédécesseur.
Les enfants s’éclatent, on évolue dans une grande lagune chauffée, on trempe dans le jacuzzi, on sue au hammam et au sauna, et on se défie même dans le bain d’eau froide (11°C, ressenti -5 !!!)!!!
Le retour au buron se fait à la nuit tombée, une jolie lumière de coucher de soleil apparaît à l’horizon derrière les sapins.
On lance un feu pour notre dernière soirée alors que le vent s’est posé: apéro, repas, jeux en famille, et je m’accorde un temps d’aquarelle au coin du feu, de quoi laisser à notre hôte un petit souvenir…
Le lendemain, pour nos dernières heures en Aubrac, nous profitons d'une petite grasse matinée, puis on laisse les enfants dormir encore et nous partons à l'assaut des routes des plateaux pour un footing dans le vent: j'ai du mal à ne pas m'arrêter toutes les cinq minutes pour filmer ces décors de roman cinématographiques : Tokien est partout ici !
On s'offre un brunch tardif alors que la pluie goutte sur les carreaux, puis on fait les valises et on part s'attaquer à une seconde randonnée au départ du village de Marchastel: plus courte que la première, c'est de notre point de vue la plus belle, six kilomètres autour de la fameuse motte, jusque Rieufort d'Aubrac où les belles d'Aubrac jouent les mannequins en grand format sur les murs de pierre.
On finit la boucle par une jolie grimpette sur la motte, pour un point de vue à 360 degrés sur les plateaux d'Aubrac, dans le vent et alors que la pluie vient de cesser !
La voiture est chargée, on retourne une nouvelle fois sur le sommet de la cascade de Déroc pour dire au-revoir à ces paysages qui nous ont transportés si loin du quotidien, et c'est sous le soleil que nous quittons l'Aubrac, un comble !!!
Soleil qui nous guidera jusque Rodez où nous faisons un dernier stop avant de rentrer à la maison, un petit goûter au café Bras pour nous consoler de la fin de cette superbe semaine, entre monts enneigés des Pyrénées et plateaux d'altitude de l'Aveyron et de la Lozère : quelle chance cette France !






































































































































































































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