Les Cévennes et ses surprises!
- il y a 11 heures
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Nous quittons la Camargue pour monter vers le Nord Est, dans les Cévennes.
Nous avions découvert cette région sauvage du Sud Ouest l’été 2020 en camping-car et y avions vécu de sacrés instants mémorables, entre égarement en rando, stop en famille, panne de batterie, chute de l’échelle qui m’avait valu deux fractures de côtes! (allez lire "Sur les crêtes des Cévennes, une journée de galères mémorables dans un paysage de fou!").
Mais nous y avions vécu aussi l’aventure que procurent les étendues de solitude, les routes et les virages le long des gorges du Tarn, les collines qui montent vers le ciel, les tourbillons des torrents, les forêts de châtaigniers, et les lumières sublimes des orages qui pointent à l’horizon.
Nous arrivons par Anduze, petite pause à la recherche d’un thé et d’une glace, voilà que la grêle nous tombe dessus!
Ça ne dure pas longtemps, le soleil réapparait, et nous voilà repartis.
Nouvel arrêt à St Jean du Gard chez un boucher traiteur et en supermarché pour les provisions du week-end, et nous voilà à pénétrer la forêt de la route du Vignerol, celle qui mène au paradis!
Ikkyo Lodge nous attend, avec la promesse d’une échappée de solitude sans sacrifier au confort : je cherchais initialement une cabane de rêve dans le Cantal, et faute de trouver mon bonheur, j’avais jeté mon dévolu sur cette maisonnette de bois aux airs nippons, toute de lumière et de douceur, cernée des collines forestières des Cévennes.
L’accueil de Julien son propriétaire est très sympa, il achemine nos bagages en 4x4 alors que nous finissons le trajet à pieds par un chemin annexe et quatre escaliers de bois qui nous mènent vers ce petit havre de paix.
On pose les sacs, et nous voilà dans une bulle de bien-être pour 48 heures!
Je savoure les lieux, le dedans, le dehors, et nous alimentons le feu du bain nordique.
Le soleil de fin de journée donne dans la cabane et nous réchauffe alors que le fond de l’air est frais.
Nous faisons un premier essai en fin de journée, mais l’eau est encore tiède, on y retournera à la nuit tombée, sous les étoiles, alors que la température de l’eau commence enfin à être enveloppante. Lovés dans l’eau, on voit les étoiles apparaître une à une au-dessus de nos têtes, c’est magique…
Une partie d’escape games de plateau avec les enfants, et nous voilà prêts à une bonne nuit de sommeil!
On se lève tranquillement le lendemain, et on part en fin de matinée pour le marché de St Jean du Gard acheter ici de la confiture à la framboise et de la crème de châtaignes, là des petits fromages de chèvre paysans, pour gagner ensuite le col de l’Asclier pour un départ en randonnée!
La départementale D152 qui sillonne dans toute son étroitesse au bord des falaises nous donne des sueurs froides autant qu’elle offre des panoramas sublimes sur les Cévennes!
Il y a les routes du Cap Corse, et il y a les routes des Cévennes!!!
D’ailleurs, on retrouve ici une grande similitude avec les paysages de la Corse intérieure : schistes en bord de rivière, plages minérales sur le vert émeraude du Gardon, forêts de chênes et de châtaigniers, on ne serait pas étonnés de voir surgir des cochons sauvages!
Et nous voilà à grimper en douceur vers le Rocher de l’Aigle, avec des vues superbes sur les collines de l’horizon, les nuages bas, les gris et les éclaircies au loin.
Il fait frais mais nous avons la chance d’un beau soleil pour la pause pique-nique. Nous gagnons le col de Fageas sous un ciel menaçant mais les dieux sont avec nous et la pluie nous évite de peu.
La rando s’effectue en boucle et la resdescente est périlleuse, sur un chemin caillouteux et abrupt, il faut se concentrer pour ne pas glisser mais là encore les vues sont magnifiques, cernés que nous sommes de la profusion des genévriers en fleurs.
On est heureux de regagner le lodge et sa solitude, perché sur son promontoire, pour savourer le soleil de la fin de journée.
Je prends plaisir à faire de l’aquarelle sur les marches en bois de la terrasse ou à l’ombre de l’espace repas, on entend l’âne braire de temps en temps, c’est bon de paresser…
Le bain nordique est délicieux, Pierre maîtrise désormais à merveille l’alimentation du foyer et la coupe des buches sur le fendeur en fonte (je l’appelle « mon Charles Ingalls »!!!), on n’arrive plus à sortir !!! Les enfants passent un très long moment dans l’eau, jusqu’au repas au coucher du soleil…
Nouvelle partie d’escape game, les cerveaux bouillonnent, on est heureux de passer du temps avec notre ado dans cet endroit si isolé, alors que Zoé, elle, dévore ses Légendaires…
Basile nous manque un peu dans ces moments précieux en famille...
Le bain de 22 heures est bouillant et on ne peut pas rester longtemps tant l’eau cuit la peau ! Incroyable de constater qu’on peut chauffer aussi bien ce bain en pleine nature! Nous voilà en mode écrevisses, parfaits pour se laisser glisser au sommeil, alors que les mouches ont envahi la cabane et qu’un combat commence entre Félix et ces demoiselles…
Il se fait à nouveau réveiller par les insistantes à 6 heures du matin, alors que la douce lumière du jour a envahi l’espace, et va finir sa nuit dehors dans le hamac, où il nous dit avoir mieux dormi que toute la nuit entière !!!
La matinée s’écoule tranquillement, entre rangement des sacs, brunch savoureux à l’ombre de la terrasse, et moments de méditation au soleil, on fait même un dernier plouf dans l’eau encore toute chaude alors que le feu s’est éteint dans la nuit. Un moment parfait.
Julien nous rejoint vers 14 heures, nous avons eu droit à une prolongation très appréciable!
On passe encore un peu de temps à papoter des lieux, de leurs projets, des travaux, de l’entretien, de ce projet fou et réussi d’avoir créé un cocon aussi qualitatif dans un endroit si isolé de la forêt : on va vouloir revenir pour tester les nouveaux lodges à venir !
Nous voilà à sillonner de nouveau le parc national des Cévennes pour rentrer tranquillement (et lentement vu les bouchons à venir sur l’autoroute de la Méditerranée !).
Dans la voiture, les disques de Louane, reçus en cadeau par Zoé pour son anniversaire, tournent en boucle depuis deux jours. Arrive « Midi sur novembre ». Zoé de nous demander : « c’est qui celui qui chante avec elle là ?? » Pierre explique: Julien Doré, un chanteur français révélé par une émission de télé dans les années 2000.
A Thoiras, nous tombons sur une petite jardinerie locale, « le Jardin des Mourgues », qui sera l’occasion d’une anecdote croustillante pour terminer le week-end!
On s’arrête pour acheter des plants pour notre potager, sûrs que les tarifs y seront plus raisonnables que dans les chaines de magasins citadins, une bonne occasion de ramener chez nous un joli souvenir des Cévennes: et qui se retrouve à la caisse avec nous derrière mes framboisiers ?? Julien Doré !!! Trop drôle ! Il nous manquait bien cette figure forte des Cévennes évidemment !!!
Quand la vie vous fait ces petites surprises rigolotes, nous on les accueille avec un joli clin d'oeil!

























































































































































































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