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Le Sud : sauvage, lumineux, déchainé !

  • il y a 10 heures
  • 4 min de lecture




Le Sud nous a offert une palette d’ambiances toutes aussi différentes et sublimes les unes que les autres.


Il y a Saint-Pierre d’abord, la deuxième plus grande ville de l’île.

Saint-Pierre c’est cette plage où j’ai appris à nager toute seule, dans la rassurante chaleur d’une eau tropicale que je découvrais pour la première fois du haut de mes sept ans.


Son marché du samedi matin est incroyable : décrit comme l’un des plus beaux marchés de France, on confirme que sa réputation n’est pas volée !

Arrivés pour 8 heures nous comptions bien y prendre notre petit déjeuner au gré des stands alléchants qu’on nous avait vantés !

Accueillis par le chant des coqs trônant fièrement au-dessus de leurs cages en osier, et autres poules et canards, le ton est lancé!

Les étals de fruits et légumes locaux sont présents à profusion, puis plus on avance plus on atteint les gourmandises servies en direct : salé, sucré, glacé, juteux, toutes les textures sont là.

Je peux vous dire que les grands avaient les yeux partout, pour ne surtout pas rater le meilleur en-cas proposé! On s’est régalés, macatia coco-chocolat ou salé à la saucisse, samoussa au fromage, nems, barquettes de fraises, galette de manioc à la vanille, glaces artisanales à la coco saupoudrées de citron vert râpé, jus d’ananas, smoothies exotiques, café local en grain, et même des spécialités croates aux herbes et au fromage !

Les étalages des artisans sont colorés, certains ont un talent fou pour nous faire rire et acheter (ce marchand de robes pour enfants est exceptionnel !), et on finit par craquer pour des petits souvenirs en tous genres, dont des tas de petits pots de confitures locales, miel de litchis, pâte de vanille… Tatouages éphémères et objets en bois complètent les souvenirs de chacun.




Saint-Pierre c’est aussi ce métissage typique de la Réunion : Africains, Métro, Arabes, Indiens Tamouls et Chinois se côtoient en bonne intelligence, un petit paradis d’intégration et de tolérance!

Le temple chinois ou le temple tamoul nous permettent de nous sentir immédiatement projetés aux quatre coins du monde (je me rappelle la cérémonie de marche sur le feu la nuit au Nouvel An 1987-1988, un moment qui m’avait beaucoup marqué !).



Nous avons continué d’explorer le Sud par un premier arrêt à Manapany, célèbre pour son bassin en bord de mer où eau douce fraîche et eau salée marine plus chaude se rencontrent : mise à l’eau pour Basile, Zoé et moi, on profite un peu des vagues qui rentrent et sortent au fond du bassin, le soleil est chaud en ce milieu d’après-midi, Pierre se fait la sieste sur le béton des gradins qui regardent le bassin. On est bien.



Puis nous reprenons la route pour aller passer la fin d’après-midi à Grande Anse, une très jolie plage sous les cocotiers, où les pieds s’enfoncent dans une moquette de pelouse qui donne sur la mer : baignade interdite ici en raison du risque requins!

La lumière est extraordinaire en cette fin de journée, les jeux d’ombres sur l’herbe si doux, on est bien ici à juste contempler l’atmosphère : la poésie qui se dégage de cet endroit en semaine alors que la fréquentation est faible est particulièrement magique. J’imagine qu’en week-end, avec le monde qui investit les lieux pour les pique-niques géants réunionnais, le charme n’est pas le même!

On y est d'ailleurs retourné le lundi midi pour un pique-nique au retour du volcan, le calme absolu, la bouche pleine de longanis !



Ma cousine Sophie m’avait aussi donné un bon plan: aller prendre l’apéritif au coucher du soleil à l’hôtel Palm, sur les hauteurs de Grande Anse : nous voilà à pénétrer dans ce Resort de luxe alors que nous sommes en tenue de plage, mais tout passe!

On se délecte de cocktails fruités et de planches créoles et de la mer, et on goute pour la première fois à une délicieuse salade de palmistes, le coeur d’une variété de palmiers qui pousse ici, râpé en fine lamelle, et arrosés d’une vinaigrette à la vanille : un moment très apprécié de la famille!




Le Sud, c’est aussi le Sud sauvage, cette côte du Sud-Est faite de falaises de basalte noir, séquelles des éruptions volcaniques depuis des milliers d’années, où le bleu de l’océan se déchaine en gerbes foisonnantes au-dessus du vert du sentier côtier.


Le Cap Méchant est un site où l’eau lutte contre la lave, c’est particulièrement sauvage…



La Marine de Vincendo dévoile sa plage de sable noir qui apparait ou disparait selon les moments de l’année, ici aussi les requins veillent et l’on ne peut que courir sur le sable, dans le vent féroce de cette pointe sauvage.



Nous avons dégusté de délicieux plats créoles au snack de bord de route « La Mer Cassée », où l’on peut installer sa petite table et sa toile cirée directement sur l’herbe en bord de falaise, dans une ambiance géniale avec vue pour se régaler ! Le ciel est menaçant mais on pourra profiter de tout le repas sans une goutte de pluie!



Nous avons aussi, sur notre dernière matinée sur l’île, profité de la balade sur le sentier du Cap Jaune, au départ de la Marine de Vincendo : une promenade les cheveux au vent dans un décor sublime de vert, de noir et de bleu, qui nous a rappelé avec plaisir le Waianapanapa State Park sur l’île de Maui à Hawaii !

Cette Réunion est bien la petite soeur de l'archipel Arc-En-Ciel: on y a trouvé, comme sur la Grande Ile d'Hawaii, du sable vert fait de cristaux d'olivine!




Et puis aller vers le Sud, c'est ne pas rater de remonter la rivière Langevin, haut lieu ici aussi des pique-nique réunionnais, et aller contempler la Cascade Grand Galet après les lacets impressionnants en voiture!



Notre seul regret, ne pas avoir eu le temps de pousser plus à l’Est encore vers les coulées de lave de début avril, mais la route est longue après St Philippe et la marche pour y parvenir ensuite nécessite encore deux heures aller-retour…

Il aurait fallu y consacrer une grosse demi-journée entière, voilà une bonne raison d'y retourner !


Oui le Sud de la Réunion, c’est un décor à part, très sauvage, très vert, où les éléments se déchainent, pour nous dévoiler un visage encore bien différent du reste de l’île.




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