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Echappée belle dans les Hamptons

  • il y a 1 jour
  • 4 min de lecture



Quand on pense à New-York, on ne pense qu’à la Big City.

Et pourtant, l’état de New-York a plein de choses à partager: notre pas de côté, ce sont donc ces vingt-quatre heures d’échappée belle dans les Hamptons proposée par Myriam, pour notre plus grand bonheur.

Les Hamptons, c’est une région sauvage, une langue de sable sous le vent le long de Long Island, cette presqu’île qui s’avance vers l’Est dans l’Atlantique depuis New-York sur près de 200 kilomètres.


Vingt-quatre heures de douceur dans ce décor de cinéma, vide en cette saison. Un peu irréel.

Ces plages immenses battues par la brise froide, abandonnées à la solitude du hors-saison.


Ces villas de millionnaires, de milliardaires, immenses mais sobres, dans une discrétion sage côté rue quand l’arrière côté plage semble si facilement pénétrable.


On profite de la route pour délirer, fantasmer sur un retour impossible de Jean-Jacques sur scène, Myriam nous raconte ses anecdotes passionnantes de vie de consulat à New-York, la route défile droit devant, on va gagner notre liberté.



Pause-café dans un coffee-shop esseulé, où le chai latte s’avère savoureux, le soleil brille, on lézarde quelques minutes dans le jardinet arrière : ça sent les boites aux lettres à l’américaine et les barrières en bois brinquebalantes.



Voilà qu’on traverse Southampton, la ville chic de Long Island, bien vide elle-aussi, puis on s’arrête sur une plage, l’appel de l’horizon est trop fort.

Face à nous, dans la vieille Europe, c’est Lisbonne qui nous répond de l’autre côté de l’Atlantique. Vertigineux. Plus de cinq mille kilomètres d’océan déchainé.



Le soleil est bon, on décide de pousser tout au bout, à Montauk: personne ne connait Montauk, et c’est pour nous l’exotisme absolu!


On se gare au pied du phare, pour une petite balade très chouette sur les rochers géants du cap.

Les vagues se fracassent sur la grève, le décor est très sauvage, quelques surfeurs courageux patientent à l’horizon.



Il est temps de faire demi-tour, on a très envie d’aller chercher un peu d’animation à Southampton: c’est peine perdue! Tout est si calme (mort ?) en cette saison, le soleil se couche, on ne trouve que le Starbucks de la rue principale pour nous réchauffer (mention spéciale au Banana bread) et une jolie boutique de meubles et de vêtements, les autres établissements ont déjà fermé, il est 17 heures!


On continue de déambuler dans les rues aux allures de ville-fantôme, les vitrines nous font tout de même un peu envie, et on assiste à des scènes lunaires de rares propriétaires de résidences secondaires qui baladent leur chien adoré. La scène du « Barbie caniche géant »  trônant impassiblement à l’arrière de la décapotable dont on rabat électriquement le toit nous achève. Ils sont tellement dingues ces Américains!!!




On gagne alors notre charmant motel réservé par Myriam, tout de bleu et blanc romantique. Ici aussi on ne voit personne, il ne manque plus qu’un vrai feu dans une cheminée, des gros pull en cachemire épais, et le tableau serait complet : une vie comme dans les films…



Petite sieste éclair ou entrainement au vol yogique sur l’épais matelas rebondissant (private joke), on s’offre un apéritif dans les grands canapés blancs puis voilà l’heure de trouver un repaire pour se sustenter.

A l’image de la journée, peu de restaurants sont ouverts, mais le pub « The Southampton Public House » est chaleureux : musique country, football américain sur grand écran, table ronde pour les confidences, et menus de la mer, entre beaux poissons et sandwich généreux au homard, on se fait plaisir !!! (pour une fois, le homard ici est moins cher que chez nous!)



Le lendemain matin, le beau ciel bleu a laissé place à un bas ciel gris et mystérieux.

Je crois que je n’imaginais pas les plages des Hamptons sans vent et sans ciel menaçant, je suis donc comblée!

Le Golden Pear sera notre refuge pour le petit déjeuner, avec son café à volonté, ses belles assiettes de toast grillés aux oeufs brouillés, et pour moi un oatmeal comme je les aime avec des rondelles de banane soupoudrées de cannelle, on a même droit à des fruits plutôt alléchants.



Puis on part en voiture sillonner les rues quadrillées de la ville au bord de mer, pour fureter et chercher les belles villas des milliardaires : cette ville héberge les résidences secondaires des plus grosses fortunes des Etats-Unis, mais ici rien n’est clinquant : belles briques ou façades en tuiles de bois verticales, style campagne chic, haies au cordeau, les arbustes sont ici tous enveloppés de façon étonnante dans une épaisse toile de jute pour les protéger de la rigueur hivernale: on se met à la place des jardiniers, quel boulot à faire et défaire chaque année! Gin Lane est la rue la plus impressionnante.

On a tout de même du mal en envisager que ces jolies villas se vendent à plusieurs dizaines de millions de dollars…


Côté plage, c’est brut, c’est sauvage, la solitude absolue, et l’arrière des villas est tellement accessible depuis les petites dunes qu’on pourrait facilement pénétrer derrière les fragiles barrières pour aller coller nos nez sur les vitres des baies vitrées! Quel contraste entre les jardins rangés impeccablement côté rue et les arrières abandonnés dans le sable qui pénètre partout.


La lumière est belle dans ce gris poétique, c’est assez transcendant, on marche longtemps vers l’Ouest, on découvre les carapaces des limules, ces crustacés préhistoriques typiques des plages de l’Atlantique américain!



Ici et là des ballons en aluminium tout décatis, vestiges de l’été passé, pour alimenter nos petites folies ( « 99 Luftballons »), on fait des roues, des positions de yoga dans le froid mordant de cette belle matinée des Hamptons. Mumu le rappelle, « les filles, le mouvement c’est la vie! ».



On finit la matinée dans Southampton, autrement plus animée que la veille, avec quelques boutiques sympathiques pour nos souvenirs.


Mais l’appel de New-York se fait plus fort, après cette parenthèse vintage et hors du temps si dépaysante, on veut maintenant retrouver la folie de Big Apple!






 

 
 
 

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