Parc National de Jasper : de la rivière Athabasca au Lake Maligne, des paysages comme des tableaux de maître...
- chamcamille
- il y a 5 jours
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Ce matin, pour notre réveil dans le parc national de Jasper, on prend notre temps : ça faisait longtemps!
Le soleil est splendide dès qu’il surmonte les sommets, et je me fais un petit déjeuner de reine pendant que le reste de la tribu s’autorise une vraie grasse matinée.
Ces régalades du matin en pleine nature sont mon plaisir le plus absolu, dès lors que je peux, tel un lézard, me faire réchauffer par le soleil.
Vers onze heures nous mettons le cap sur les chutes Athabasca, en redescendant vers le Sud sur la promenade des Glaciers, nous n’avions plus eu le temps de nous y arrêter la veille.
Cette fougueuse rivière a la teinte laiteuse éclatante dans la lumière du matin. Ses tourbillons en font une machine à laver géante qui creuse la pierre depuis des siècles.
Puis nous allons faire un petit tour dans Jasper, pour quelques derniers courses avant la fin du voyage : c’est un village étonnant, coincé le long de la Transcanadienne, la voie de chemin de fer qui traverse le pays d’Est en Ouest pour le transport de marchandises, avec ses wagons interminables et ses coups de locomotive qui explosent et résonnent dans toute la vallée à chaque passage. On y trouve quelques jolis bâtiments historiques, on y a surtout trouvé des pansements pour les ampoules de Basile et des vivres pour nos derniers pique-niques! Et de magnifiques wapitis dans l'eau de la rivière, tableau sublime sous nos yeux, qui prend des airs de conte pour enfants...
Une fois le pique-nique pris au bord du lac Edith, tout près du village, nous voilà embarqués vers le célèbre lac Maligne, à une bonne quarantaine de kilomètres vers l’Est : une sacrée petite randonnée nous y attend pour grimper vers un point de vue mérité, vu le dénivelé!!!
Avant de s’attaquer au plus dur, on fait un premier détour de trois kilomètres pour gagner le tout petit lac Moose, habituellement fréquenté par les … moose, donc!! Les élans! Mais après quelques minutes d’observation et d’attente, rien ne vient, on poursuit le chemin.
On sue et on souffle sur la deuxième partie qui s’avère assez technique, dans une pente de plus en plus raide et dans les racines…
Le point de vue est chouette mais pas transcendant : le lac faisant 28 kilomètres de long, il nous faudrait monter bien plus haut encore pour l’embrasser dans son entièreté !! Il n’y a pas de sommet plus haut sur la colline que l’on a grimpée! Et les sapins gênent un peu le panorama… Mais bon, on l’a fait et on peut considérer qu’il s’agissait d’un bon échauffement pour la randonnée à la journée qui nous attend au Lake Louise dans deux jours.
On repasse par le Lac Moose au cas où, toujours point de moose; tiens un nouveau couple d’écureuils qui se fait des câlins !! Décidément ici au Canada, on ne doit pas dire « chaud comme des lapins », mais bien « chaud comme des écureuils!! » !
C’est finalement au moment où on quitte le parking, dans le soir qui monte et après m’être fait plaisir en photo au bord du lac, que Monsieur Moose, un jeune mâle, se montre à nous dans sa langueur toute indifférente à notre présence! Il se rapproche dangereusement, on s’écarte, mes photos sont encore ratées par manque de luminosité …
Et alors que nous reprenons la route pour rentrer au campground, c’est un ours qui se cache dans les fourrés en bordure de bitume : nous n’apercevrons que ses oreilles derrière le mouvement des feuilles, un petit bouchon de véhicules s’est amassé à ses côtés, nous obstruant la vue, tellement rageant… Mais quand pourrons-nous donc vraiment le voir cet ours du Canada ???
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