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Vivre les bains suédois et l'art dans la nature

  • 14 juil.
  • 3 min de lecture





Grâce à mes recherches assidues, j’ai déniché un endroit susceptible de plaire à tous : les bains historiques de Saltsojbadens Frilutsbad à l’Est de Stockholm : situés dans l’archipel sur la petite cité balnéaire de Saltsjobaden donc, après avoir garé la voiture, on y accède par des ponts de bois qui mènent à l’extrémité de la presque-île : c’est un superbe bâtiment en bois qui s’offre à nous, donnant directement dans la mer, sur trois étages, créé dans les années 1910 par les architectes  Elis Kjellin et Torben Grut.

Le principe est celui d’un endroit pour permettre aux Suédois d’alterner sauna et bain froid dans la mer Baltique, avec des pontons pour savourer le soleil (oui ! oui ! On a eu une très belle journée !), une tour qui permet des sauts pour les plus téméraires (5 mètres, 8 mètres et 11 mètres !), une plateforme sur l’eau pour les jeux d’enfants, et à l’arrière une plage de sable idéale pour les plus petits et un restaurant dissimulé qu’on a mis deux heures à découvrir !

On a profité ici de longues heures de ce doux soleil scandinave : la séance de sauna (mixte, maillots de bain obligatoire ;)) est idéale pour aller ensuite se jeter à l’eau (18 degrés!). C’est tellement bon cette alternance chaud/froid ! On se sent tellement vivants !

On constate que les Suédois mettent leurs enfants assez jeunes dans le sauna, dès 4-5 ans, et que les petits ont l’air de tout à fait bien gérer les 70 degrés proposés!



Ce que les ado ont adoré, c’est évidemment les sauts depuis les plateformes des tours : Félix et Souhayl ont géré le 1er étage à 5 mètres, Jeanne et Marie le 2e (8 mètres) et Sophie et Basile le dernier à 11 mètres !!! Comme dit Sophie, « ne pas réfléchir c’est parfois très aidant » !!!

Basile a mis une trentaine de minutes avant de réussir à s’élancer alors que pour notre Soso nationale c’était plié en 5 secondes !

Notre Zoé a préféré se la couler douce sur la bonne odeur du ponton en bois…



L’endroit est resté dans son jus, dans une ambiance délicieusement vintage, je suis même restée enfermée dans les cabines dont les fermetures sont aussi d’époque, me contraignant à appeler par téléphone la petite jeunette de l’accueil puisque personne ne venait à mon secours : un bon coup d’épaule dans la porte (des Vikings je vous dis!) et l’affaire est jouée !


La faim a fini par se faire sentir et l’on a découvert, par une sorte de passage secret vers l’arrière, un resto charmant donnant sur la « plageounette’ »  : nous voilà parfaitement installés, à « bader » jeunes filles et jeunes suédois en petits jobs d’été, tous plus beaux, plus blonds et plus bronzés les uns que les autres : ils sont sublimes, c’est ça aussi la Suède ! (étoiles plein les yeux).


Personne ne veut plus quitter cet endroit si heureux, quel plaisir sous ce soleil suédois !



On a fini par changer de spot : après avoir découvert avec consternation une contravention de 1000 couronnes suédoises (100 euros) pour « nous être garés dans le mauvais sens le long de voie » : tout le monde était en tête et nous étions de fesses alors que nous ne gênions nullement la circulation (la discrimination injuste !! Comme si nous nous occupions différemment des bébés selon leurs présentations d’accouchement !!), nous voilà partis pour Gustavsberg, à une vingtaine de minutes sur la presque-île d’en face.


Des amis (merci Nico !) nous avaient parlé d’un musée à ciel ouvert, Artipelag, où l’on déambule dans la nature le long d’un sentier côtier : l’accès aux expositions intérieures est payant, mais la balade extérieure est gratuite, une superbe occasion de profiter des magnifiques rives de l’Archipel tout en se cultivant (un peu!).

C’est une fin d’après-midi très agréable que nous passons là, faire des microsiestes sur les pontons ou se tremper les gambettes au pied des œuvres d’art, quel privilège !

La journée s’étire, on ne veut plus partir…



On finira tout de même par un dernier verre avec un roulé à la cannelle sur le port de Gustavsberg, dans un calme absolu: un régal contrarié par deux nouvelles amendes pour cause de « non enregistrement sur un parking gratuit » : ??? On  découvre ici la rigidité un peu (très ?) contrariante des règles de stationnement suédois, 220 euros de contravention en une seule journée, on s’étrangle … Nous avons tenté une contestation, wait and see… Qu’on se le dise, prenez donc garde aux parkings futurs touristes en Suède !







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